Apicultrice d’un jour

Bonjour jolie plante,

J’ai était inviter à passer une journée avec un apiculteur ardéchois à Empurany.
Malgré ma peur des insectes j’ai accepté car j’avais envie d’en savoir plus sur ce métier et sur les techniques d’apiculture. Comme vous le savez surement les abeilles sont des petites créatures essentielles à la vie végétale car elles aident à la pollinisation.

L’abeille en quelques chiffres

Les abeilles et autres insectes pollinisateurs représentent par leur action :

  • la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales
  • la production de plus de trois quarts des cultures dans le monde – généralement des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d’épices et de stimulants (café, cacao)
  • 35 % de la production alimentaire mondiale en tonnage
  • 10 % du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale
  • 153 milliards d’euros par an
  • 20 000 personnes en France dans la filière apicole (miel et autres produits de la ruche), dont 2 000 apiculteurs professionnels
  • 98 000 éleveurs amateurs en France

 

Mon chéri dans la fameuse combinaison.

 

Durant cette journée, j’ai eu droit à la superbe tenue de l’apiculteur afin de me protéger d’éventuelles picures et très vite, j’ai eu chaud, très chaud.

L’apiculteur qui nous as inviter à plusieurs sites avec quelques ruches, il y a aménager des petits jardins fleuris et arborés afin que ces abeilles ai du choix et pleins de pollens différents car tous n’ont pas les même valeur nutritionnelle pour elles, tout comme les fruits et légumes pour nous.
Il nous a d’abord montrer ces petits jardins en nous expliquant justement que certaines plantes était plus intéressante que d’autres.

 

L’organisation de la ruche

Ensuite nous somme entrés dans le vif du sujet.
Avant d’ouvrir la ruche il vaporise un peu de fumée à l’aide d’un fumoir afin de tranquilliser les abeilles.
Cette fumée est simplement du aux copeaux de lavande qu’il fait brûler dans le fumoir, rien de toxique ou de chimique.

 

 

Chaque ruche est composer d’une boite en bois qui contient des cadre en bois eux aussi, c’est dans ces cadres que les abeille vont construire les alvéoles en cire.
Le cadre de ruche s’insère dans la boîte. Il permet à l’apiculteur d’intervenir à l’intérieur de la ruche sans la détériorer : il est plus facile de retirer et de remettre en place les rayons produits par les abeilles.
Chaque cadre d’alvéoles est organiser avec au centre la zone de ponte, autour de cette zone ce trouve les réserves de pollen dont les abeilles se nourrissent et enfin sur les bord le nectar, qui deviendra du miel avec le temps.

 

 

La ruche est habitée par plusieurs types d’abeilles

La reine:

NAISSANCE
  • À la naissance, la première reine qui sort de son œuf doit tuer les autres larves dans les autres cellules royales pour survivre et devenir la seule reine. Si certains œufs ont déjà éclos, la tuerie se fait à travers une bataille.
REPOS      Elle va ensuite se reposer durant trois jours maximum.
VOL NUPTIAL
  • Elle effectue ensuite un « vol nuptial » au cours duquel la reine vierge va s’envoler pour être fécondée.  Pendant cette escapade amoureuse, elle va s’accoupler avec plusieurs mâles qui, à la suite de l’accouplement, vont mourir.  Une fois qu’elle a réussi à faire le plein de spermes, elle revient à la ruche pour ne plus en sortir.
  • Elle est prête à pondre.
PONTE
  • La ponte commencera après quelques jours de repos. Cette ponte consiste à déposer un œuf fécondé par des spermatozoïdes dans chaque cellule afin de donner naissance à des femelles.
  • Pour pondre un œuf mâle, elle va juste déposer un ovule non fécondé par un spermatozoïde.
À PARTIR DE LA 3e ANNÉE
  • Sa fécondité commence à se décliner pour être progressivement réduite pendant la 4e année. Arrivée à ce stade, elle pond des œufs sans spermatozoïdes : ces œufs ne vont donner naissance qu’à des mâles.
  • En prévision, les abeilles vont élever une autre reine. La vieille reine ne sera plus nourrie et devra quitter la ruche avec quelques troupes.

Puis les ouvrières qui serons au cours de leurs vie

Nettoyeuse 1er au 3e jour.
  • Nettoyer la ruche.
Nourrice 3e au 9e jour.
  • Nourrir les larves ouvrières avec de la bouillie de miel et de pollen.
  • Après le développement de la capacité à produire de la gelée royale, elles nourriront la reine et les larves de moins de trois jours.
  • Operculer les cellules contenant des larves.
Magasinière 9e jour au 12e jour.
  • Recevoir les pollens apportés par les butineuses pour les déposer dans les alvéoles.
  • Operculer le miel.
Cirière 12e jour au 18e jour.     Grâce à la maturité des glandes cirières, produire des écailles pour édifier     des rayons ou en réparer.
Ventileuse 7e jour au 21e jour.     Faire circuler l’air à l’intérieur de la ruche en battant des ailes à l’entrée.
Gardienne 15e au 25e jour.
  • Laisser passer les abeilles butineuses de la ruche et tous les faux bourdons.
  • Interdire l’accès aux abeilles d’autres ruches ou a tout autre intrus.
  • En cas d’alerte, recruter d’autres abeilles en renfort.
Butineuse Vingt-deuxième jour jusqu’à la mort.
  • Recueillir les butins de fleur en fleur.
  • Transporter ces butins jusqu’à la ruche en y ajoutant de l’enzyme.

Et enfin les mâles:

Le faux bourdon naît d’un œuf non fécond.
Leurs cellules sont plus grandes que celles des ouvrières, car ils naîtront d’un œuf plus gros :

  • cet œuf éclora trois jours après la ponte,
  • après être passé par le stade larvaire et le stade nymphal, le faux bourdon sortira en plein air au bout de 24 jours.

Comme toutes les jeunes abeilles, les larves de faux bourdons sont d’abord nourries de gelée royale trois jours après l’éclosion de leurs œufs. Ensuite, les nourrices vont changer cette nourriture en mélange de miel et de pollen. Contrairement à l’alimentation des larves ouvrières, celle des faux bourdons comportera plus de miel.
Contrairement aux femelles, les faux bourdons sont libres de se déplacer d’une ruche à une autre et donc de féconder d’autres reines.

J’ai donc pu observer tout cela de tout près, j’ai même pu toucher.
C’était vraiment très impressionnant et intéressant de voir comme tout est si bien organisé, d’apprendre que chaques ouvrières aura tous les rôles au cours de sa vie.

Après ces quelques informations, je vous laisse observer cet écosystème miniature.

 

 

La fabrication d’une reine:

Cette opération consiste à retirer d’une ruche une très jeune larve (moins de trois jours). Pour cela, on se sert d’un picking pour prélever la larve de son lit de gelée. Il faut d’abord déposer la larve dans une cupule. Ensuite, il faut fixer la cupule sur des petites barres fixées au préalable sur un cadre vide. Après, il reste à incorporer le cadre dans la ruche d’élevage.

 

 

J’espère que cette petite escapade t’aura plu autant qu’à moi. Je suis très contente d’avoir vécu cela, au moins j’ai vu de mes propres yeux comment cela fonctionne (dans une structure artisanale). J’ai même surmonté ma peur des insectes le temps d’une journée.

J’avoue que j’aimerais bien tester d’autres métiers à l’avenir (maraicher, éleveur …) afin de me faire ma propre idée sur ces pratiques et de voir en vrai comme cela fonctionne dans de petites structures.

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